SHDF – Sonneries Hauts-De-France

"A La Découverte Des Sonneries Flamandes"

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Aignay-Le-Duc

…Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul…

« Naissance en pleine Révolution »

Aignay-Le-DucCette nouvelle visite, nous emmène, toujours accompagné de mes fidèles camarades, mais surtout amis, à Aignay-Le-Duc, là où une superbe église nous attend. Aignay, pour les intimes, est une jolie localité nichée dans la vallée de la Coquille, premier affluent de la Seine. Elle est entourée par les bois à flanc de vallée, et les champs de céréales sur les plateaux situés en amont. La commune dispose de toutes les commodités du quotidien, les 250 habitants n’ont de ce fait, pas réellement besoin de se déplacer dans les grandes localités telles que Dijon ou Châtillon-Sur-Seine pour subvenir à leurs besoins du quotidien. D‘ailleurs, la route reliant ces deux villes passe par la commune. Le village est essentiellement composé de vieilles bâtisses en pierres jaunes, typiques de la région. Enfin, le développement urbain n’est pas très soutenu. Seul le quartier haut situé au nord, dispose de maisons plus récentes. Comme je l’ai dit plus haut, Aignay est cerné de bois, ce qui offre de superbes balades aux touristes, avec quelques beaux points de vue à observer.




…L’édifice…

Véritable épicentre, l’église Saint-Pierre-Saint-Paul D’Aignay est impressionnante de par ses dimensions. Ce qui amplifie cette impression de grandeur, réside dans le fait qu’elle soit cernée de routes tel un rond-point. Mais cette impression est bien réel, puisque sa hauteur dépasse aisément les 45 mètres au niveau de son clocher. Construite depuis le XIIe siècle, elle fut cependant vite remaniée vers l’an 1 280, et ce, après 20 ans de travaux. Son clocher possède la particularité d’être légèrement torsadé, je ne sais pas si cette originalité était voulue par le passé, mais une chose est sûre, ça lui donne un charme tout particulier. Nous pouvons noter la présence de cadrans dont les aiguilles se terminent par une étoile, très sympas à voir. Enfin, l’entrée par laquelle nous sommes aventurés faisait face à la mairie, nous faisant arriver directement dans le collatéral droit. L‘église est classée aux Monuments Historiques depuis l’an 1 862, et est l’une des plus belles églises Gothiques du Châtillonnais. 


L‘intérieur de l’édifice est très sobre, ce qui nous laisse profiter pleinement des volumes dont il dispose. Cependant, il y a tout de même du mobilier très intéressant, dont des objets classés comme notamment: deux statuettes en bois polychromes du XVIII e siècle, représentant sainte Élisabeth et Sainte-Anne dans la chapelle de gauche, une cuve baptismale du XVIe siècle, un siège en bois sculpté du XVIIe siècle, deux piscines remarquables, à droite une piscine Renaissance, une piscine à sommet crénelé de type bourguignon assez rare. Et surtout, l’incroyable retable du XVIe siècle en pierre polychrome, illustrant des scènes de la Passion, classé en 1 902. Nous pouvons, avant d’accéder au clocher, mentionner la belle hauteur sous voûte, qui doit être au moins de 25 mètres.



…Les Cloches…

Dans la chambre des cloches, nous pouvons observer deux cloches sonnantes par le passé perpendiculairement. La structure les supportant, que l’on nomme le Beffroi, est lui très dense, telle une forêt, c’est assez impressionnant à observer. Avant la Révolution Française, dont vous allez le voir, l’une des cloches est liée, le beffroi en supportait 4. Ce n’est pas étonnant au vu de la taille du clocher.


…Cloche 1…

Nicole-Claudine

Diamètre 126,2 cm, Poids 1 185 kg, Fondue en 1 790 par Cochois (Frères) de Champigneules, Jean-Baptiste Fort de Dijon et Jean-Baptiste Jacquot de Breuvannes. Chante le Mib3

La plus grosse des cloches est très certainement la plus intéressante, puisque sa naissance s’est faite en pleine Révolution Française. De ce fait, la cloche fut classée aux M.H. en 1 943. Durant la période révolutionnaire, de nombreuses cloches furent descendues pour y être refondues en canon et en monnaie. Cependant, un décret laissait la possibilité de laisser une cloche par paroisse afin de sonner les tocsins en cas de besoin. Il est donc très rare de découvrir une cloche qui fut fondue en ces temps, tandis que de nombreuses autres étaient envoyées à la fonte. Cette cloche aux très nombreuses inscriptions (11 lignes au total !), fut fondue par plusieurs saintiers: Les Cochois de Champigneules, Jean-Baptiste Fort de Dijon et Jean-Baptiste Jacquot, de Breuvannes. Ces mêmes inscriptions nous disent ceci (Les « 👇 » symbolisent une nouvelle ligne: « Louis XVI régnant les états généraux convoqués en 3 ordres furent ouverts à Versailles le 4 mai 1789 les communes se constituèrent 👇 en assemblée nationale le 17 juin les nobles et le clergé se réunirent à elle le 25 et la distinction des ordres fut détruit pour toujours 👇le 14 juillet le peuple prit les armes les cachots du despotisme furent renversés les français voulurent être libre et le deviennent le 4 👇 août la féodalité fut abolie Louix XVI proclame l assemblée nationale le restaurateur de la liberté française le 20 les droits de 👇 l homme déclarés et reconnus le 4 février 1790 le roy des français Jura dans l assemblée nationale de les maintenir d être fidèle à la nouvelle👇 constitution et de la faire respecter à son fils. On a voulu conserver ici la mémoire de cette révolution glorieuse pour la transmettre d’âge 👇en âge à nos neveux si jamais le despotisme effaçait de nos annales cette époque de notre histoire ou si nos descendants se rendaient indignes de nous et de la liberté 👇 que nous avons conquise pour eux qu ils viennent ici louer notre courage et lire sur le bronze leur devoir ou leur honte . 👇L an 1790 iay été nommée Nicole Claudine par Maitre Nicolas Benoist Thérèse Frochot prévôt nationale👇 représenté par maitre louis Nicole Perit son beau-frère et par dame Nicole Claudine Couturier épouse du Sr Claude Antoine Roydot marchand en ce lieu👇 et nous avons été bénite par Mr De la Planche curé d’Aignay le duc en l année 1790. » Il aura fallu environ 1 185 kg de bronze pour couler cette cloche de 126,2 cm de diamètre. De prime abord, nous pourrions dire qu’elle est en état de sonner, mais malheureusement, il n’en est rien. L’une de ses anses, la partie en bronze où passent les brides afin de la maintenir au joug, s’est brisée voilà quelques années, et depuis, la volée n’est plus permise. En revanche, c’est sur cette cloche que tintent les heures.


…Cloche 2…

Claudine

Diamètre 60,2 cm, Poids 120 cm, Fondue en 1 850 par Petitfour (Frères), à Arbot, Chante le Mib4

Cette grande cloche est accompagnée d’une autre, environ 10x moins lourde, et effectue un « Saut D’octave parfait ». C‘est lorsque qu’une cloche sonne par exemple, en Mi bémol du 3e octave, et celle qui l’accompagne sonne avec la même note, mais pas sur la même octave (Ici, Mi bémol 4). Cette petite cloche est bien plus récente, puisqu’elle fut acquise en 1 850 par Mr Claude P. Thoulouse et ce, pour la commune. Enfin, la fonte fut confiée, comme bon nombre de cloche dans le secteur, à la fonderie d’Arbot, via les « Petitfour Frères ». La cloche de 120 kg n’est pas de très belle facture, notamment due à une frappe très métallique qui la rend assez criarde. Cependant, nous pouvons voir qu’elle possède de très belles moulures.  



…La Vidéo…



…Mes Remerciements…

Je remercie très chaleureusement Mr G. Changarnier, Maire d’Aignay , pour les autorisations délivrées afin de permettre la réalisation de ce petit reportage.

Je remercie également son 1er Adjoint, Mr F. Melchior, pour le suivi de notre demande

Je remercie aussi le père Donat-Michel, curé de la Paroisse d’Aignay – Baigneux

Une fois n’est pas coutume, je remercie donc Yannick B., Ami et Passionné de cloche pour l’organisation des différentes visites en Côte d’Or

Merci aussi à Antoine C., ami campanophile de longue date pour son accompagnement tout au long de ce bon séjour en terre bourguignonne.

Je remercie Thomas R. autre ami et camarade de découverte campanaire pour sa présence durant tout le séjour, et les nombreuses rigolades

Visite effectuée le 03 Mai 2 025 à partir de 10h00

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