…Eglise Saint-Denis…
« Une cloche liée à une autre toute proche… »

Pour cette nouvelle découverte, c’est à Helfaut, non loin de Saint-Omer, que je me suis rendu avec pour but, d’en apprendre davantage sur l’histoire campanaire de son église. Helfaut compte environ 1 720 habitants répartis entre deux agglomérations. Il y a tout d’abord la plus imposante, Helfaut village, et Bilques, là où je me suis rendu pour ce nouvel article. Voisine très proche de Saint-Omer, Helfaut possède de nombreux atouts qui la rendent attrayante. Le premier atout est son centre hospitalier, qui voit une grande partie des bâtiments existants sur son territoire communal. Bon nombre de bébés naissent ici, et verront donc sur leur future carte d’identité, le nom de la commune. Autre atout, la proximité immédiate avec la A26, dite aussi « l’Autoroute des Anglais ». Le péage se trouve en effet à 10 petites minutes du centre-ville. Et enfin, les commerces, avec notamment les hypermarchés audomarois à moins de 15 minutes de route. L‘histoire assez récente de la commune est très liée aux missiles V2 allemands ayant marqué la 2e Guerre Mondiale, car même si l’un des monuments les plus célèbres de la région audomaroise est souvent lié à la commune de Wizernes, c’est bel et bien à Helfaut que la « Coupole » fut construite en 1 944. Ce haut lieu d’histoire s’est depuis reconvertis en planétarium, et surtout, en un gigantesque musée dédié aux missiles V2, et à l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale. Ce riche musée est situé dans le Blockhaus, et est ouvert toute l’année! C‘est un lieu que je vous invite à visiter au moins une fois si vous êtes de passage sur Saint-Omer et sa région.
…L’édifice…
La petite église de « Bilques-Lès-Helfaut » est dédiée à Saint-Denis. Elle est entourée par son cimetière depuis plusieurs siècles, et les petites recherches effectuées sur la toile, ne m’ont permis d’avoir qu’une époque approximativement de sa construction. Les premières traces d’une église en lieu et place de celle que nous avons actuellement, remonteraient au 12e siècle, mais elle fut remaniée plusieurs fois entre les 17 & 18e siècles. En 1 792, le presbytère de l’ancienne commune fut mis en vente, tout comme sa modeste église cette fois-ci 1 an plus tard. Elle fut rachetée le 27 Février 1 793, soit, 1 mois après sa mise en vente, par Mr Jean-Hubert LENOIR, pour une somme de 3 625 Livres, soit 500 livres de plus que son « concurrent » qui souhaitait l’acquérir également. Par la suite, l’église Néo-Gothique fut préservée et entretenue comme nous l’indique Mr l’Abbé en 1 810, que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. Mr LENOIR décéda quelques mois après ces lignes écrites. De nos jours, l’église est plutôt bien entretenue et dispose d’un mobilier très intéressant que nous allons voir ci-dessous. Enfin, la remarquable tour du clocher atteint les 15 mètres de hauteur et est visible d’assez loin.
Comme je viens de vous le dire, ce qu’il se cache au sein de l’église est intéressant: Nous pouvons notamment découvrir des objets classés tels que de nombreuses statues datées du 17e, représentant le Christ, La Vierge Marie, Saint-Antoine, Sainte-Catherine et deux autres statues. Le confessionnal du 18e est lui aussi classé, ce sont en tout, 9 objets classés qui sont observables dans cette petite église de campagne. L‘édifice dispose également de deux retables latéraux, dont un particulièrement joli, visible dans le transept de droite (Pointant géographiquement au sud). C‘est une bien belle petite église avec pas mal de petits trésors à découvrir si vous êtes de passage dans le coin. Une fois ceci fait, nous pouvons entamer la montée jusqu’à la cloche, car oui, seule une corde descend jusqu’au porche nous permettant de la sonner!
…La Cloche…
La montée fut compliquée dans un premier temps au niveau de la charpente de la nef, à cause notamment de nombreux branchages qui furent acheminés par les divers oiseaux de la région pour leur nidification. Mais ceci n’était qu’un échauffement puisque le plus dur allait arriver. Une porte m’accueille, mais est malheureusement bloquée par énormément de branchages ici aussi. Sans exagérer, l’épaisseur devait être d’environ 20 cm sur les 6 m2 du clocher, ajoutez à ces branchages, des fientes et des cadavres de pigeons, et vous obtenez une odeur assez prenante, qui j’avoue, m’a fait légèrement reculer. Mais il en faut plus pour m’arrêter, j’ai donc pris mon courage à deux mains, et me suis hâté à déblayer une grande partie de toutes ces matières. La porte une fois dégagée, je devais encore franchir une échelle en bois assez usée, et le tour était joué. Une fois là-haut, accompagné par un bon nombre de pigeons, vivants cette fois-ci, il ne me restait plus qu’à passer à l’action!
…Cloche…
Marie-Antoinette
Diamètre 70,4 cm, Poids 213 kg, Fondue en 1 829 par Garnier, à Saint-Omer, Chante le Do#4
Cette cloche de 213 kg tout de même, est l’une des rares cloches dans le Pas-De-Calais qui se sonne encore à la corde. Elle est délicatement posée sur un petit beffroi métallique, qui même si aucun entretien ne se fait, se comporte parfaitement bien. Les équipements bien que très oxydés se portent eux aussi pas si mal. La cloche a la particularité d’avoir été fondue en même temps que sa grande sœur, située dans le clocher de Helfaut (centre). Ses inscriptions se lisent sur trois lignes, une petite main pointant du doigt la suite du texte lors du changement de ligne nous aide à ne pas se perdre. Nous savons qu’elle fut fondue en 1 829 dans la fonderie de la dynastie Garnier, qui était par le passé, située à Saint-Omer. Elle a été nommée Marie-Antoinette par son parrain, Mr Mr Antoine GARAPIN, qui était un « receveur des finances de l’arrondissement Saint-Omer ». Sa marraine, « Marie-Thérèse Reine De France de Hélican », c’est ce qui est indiqué sur la cloche, lui donna une petite partie de son nom (Marie). Mr MACREL, adjoint à la commune, s’est également vu inscrit sur cette cloche, peut-être en tant que représentant du hameau de Bilques, mais rien ne nous l’indique. Pour le coup, je ne sais pas si une bénédiction fut faite lors de l’arrivée de cette cloche, puisqu’aucun abbé n’est mentionné, ni même la moindre bénédiction. Enfin, la cloche possède les décors typiques de ce que fournissait la fonderie à l’époque, nous le voyons très clairement entre elle et sa grande sœur, qui est sa copie conforme.
…La Vidéo…
…Mes Remerciements…
Je tiens à remercier très chaleureusement l’ensemble de la municipalité d’Helfaut, pour toutes les autorisations délivrées afin de permettre la réalisation de ce reportage dans les meilleurs conditions possible
Je remercie également Mr P.DELOBEL, Conseiller Municipal au sein de la commune, qui m’a offert de son temps afin de m’accompagner dans la bonne humeur, tout au long de cette belle visite!
Visite réalisée le 22 mai 2 025, à partir de 17h30






























