SHDF – Sonneries Hauts-De-France

"A La Découverte Des Sonneries Flamandes"

Menu

Aller au contenu principal
  • Accueil
  • France
    • Nord-Pas-De-Calais
      • 59 – Nord
      • 62 – Pas-De-Calais
    • Franche-Comté
      • 25 – Doubs
      • 39 – Jura
        • 39 – Bois-d’Amont
        • 39 – Les Bouchoux
        • 39 – Septmoncel
    • Auvergne
    • Bourgogne
    • Champagne-Ardenne
    • Centre-Val-De-Loire
    • Normandie
      • 27 – Louviers
      • 27 – Pont-De-L’Arche
  • ClochesComtoises
  • Monde
    • Autriche
      • Tyrol – Tefls-Mosern
    • Belgique
      • VLG – Messines (Mesen)
  • Cloches
    • Cloches Anciennes
    • Cloches Disparues
    • Cloches monumentales
  • Carte
  • Blasons

Chaumont-Le-Bois

…Eglise Saint-Martin…

« Un très agréable trio de Bollée sur la route du Crémant »

20.pngPour cette troisième et avant-dernière visite de ce petit séjour en Côte-D’Or, c’est cette fois-ci à Chaumont-Le-Bois que Yannick, toujours accompagné de ses compagnons de route, a organisé cette petite visite. Nous sommes accueillis aimablement par Mme le Maire, qui en profita pour nous raconter un peu l’histoire du village. Avant de parler de l’église, je vais vous dire quelques petites choses à propos du bourg. Avec à peine 80 habitants, la commune est l’une des plus petites que nous ayons visitées jusqu’à présent, et ce n’est pas pour nous en déplaire. Bien que modeste, il est tout de même possible de déguster la spécialité de la commune: son crémant. Pour ce faire, il faudra vous rendre dans la boutique du « Dommaine Bouhélier », située non loin de l’église, dans un ancien bâtiment joliment rénové. En plus de cette boutique, vous pouvez voir également une petite exposition avec les outils qui servaient autrefois. Liée au domaine, il est possible de voir aux abords du village, quelques vignes. La petite agglomération est surplombée par son cimetière. Vous pouvez vous y rendre sans souci depuis le village, avec comme point d’orgue, une très jolie vue sur la commune et ses alentours. C‘est jadis ici que se situait l’ancienne église, qui fut démontée à la fin du 18e afin de la rapprocher des habitations situées en contre-bas. La commune est très rurale et l’essor de cette dernière est limité, cependant, lors de notre passage, nous pouvions voir quelques travaux sur l’une des maisons du centre. Châtillon est à 10 petites minutes de route, ce qui permet de vivre sans être trop isolé des commerces essentiels. Cependant, une fois revenue ici, le dépaysement y est garanti, et quelques balades sont à faire au sein de la commune, ainsi que dans ses forêts qui la bordent.



…L’édifice…

L‘église de la commune n’a pas toujours été ici, car en effet, c’est juste avant la Révolution Française que la décision fut prise de déplacer l’église alors située sur les hauteurs, au niveau du cimetière. Le but est alors de l’intégrer au cœur du village afin de la rapprocher des habitants, car à l’époque, ils devaient alors marcher sur plus de 200m en montant la côte assez ardue (Aujourd’hui Chemin de la Picherelle). Sur la nouvelle église, nous pouvons y lire sur une pierre « Posée en 1 787 », et il semblerait que la plupart des matériaux furent récupérés. Enfin, le chantier prit fin en 1 788. L‘histoire de l’église fut assez mouvementée, avec notamment son incendie. Le 27 avril 1 944, un feu de grange se déclara au village, il prit de l’ampleur, et se propagea à l’église voisine. Cet évènement fut accidentel, et est de ce fait, non lié à la guerre. Malheureusement pour les habitants, son clocher autrefois bien plus élancé (Voir photo), ne sera jamais reconstruit. Quant aux cloches, elles furent endommagées lors de l’incendie. De nos jours, l’église, dont quelques travaux sont prévus, notamment sur son clocher, est bien entourée par les habitations. Elle est constituée de belles pierres sous le crépis qui s’en détache. Le clocher pointe à environ 20 mètres.

 


Son intérieur possède un style qui dénote d’avec ses églises voisines, car en effet, la première chose qui nous saute aux yeux, est le volume qu’offre la nef. L‘église ne possède pas de voûte ni de colonne susceptible de gâcher la vue sur l’autel et les autres éléments que possède l’église. Il y a certes quelques traces de moisissures liées à des infiltrations d’eau en toiture, mais quelques travaux sont prévus pour y remédier. Ses murs sont blancs tout comme son plafond, et dispose d’un chemin de croix composé de tableaux. Nous pouvons y voir sur les autels latéraux, deux statues  représentant, pour l’une d’elles, la Vierge à L’Enfant. Sur l’estrade, nous pouvons y retrouver l’autel, avec juste derrière ce dernier, le Maître-Autel.



…Les Cloches…

L‘histoire mouvementée des cloches débute avec le transfert des cloches de l’ancienne église à la nouvelle. Les archives communales stipulent en effet, qu’en 1 787 environ, seule une cloche pesant 700 kg était au clocher, elle fut transportée et sonna dans la nouvelle église, jusqu’au jour où elle se cassa. Ce « drame » eut lieu en 1 840, la municipalité de l’époque, 4 ans plus tard, décide de la faire refondre et d’y ajouter deux cloches afin d’étoffer la sonnerie. C‘est à la fonderie des Paintandre située à Vitry-Le-François, que la commune fut passée. Pour la nouvelle sonnerie, les archives nous apprennent qu’elles pesaient respectivement 1 000, 720 & 522 kg. Leurs notes? Fa, Sol et La3, mais cependant, j’émet quelques doutes puisque le poids ne coïncident pas avec les notes, le Ré, Mi & Sol serait plus plausible connaissant le profil que la fonderie utilisait. Les cloches sonnèrent durant près d’un siècle sans souci, mais comme dit un peu plus haut, l’incendie d’Avril 1 944 viendra faire taire les dames de bronze. Les cloches de la commune ne sonnèrent plus durant 6 longues années, et c’est en 1 950 que le village passa commande de nouvelles cloches, de tailles plus modestes tout en récupérant le bronze des cloches abîmées par souci d’économie. A ce jour, le poids de Grand’cloche est équivalent au poids de la plus petite des cloches de l’ancienne sonnerie. Cette nouvelle fonte fut confiée à la célèbre fonderie de Louis BOLLEE, associé à ses fils. Les cloches furent parfaitement livrées et placées sur leur beffroi en bois, et ce, au grand plaisir des habitants de la commune. Ce sont elles encore qui, à chaque office, angélus et même tintement horaire, veillent et chantent encore dans les rues de Chaumont. Nous pouvons y lire sur chacune d’elles ceci: « Refondue par les soins de la municipalité, j’ai été bénite le 5 novembre 1 950 par son excellence Monseigneur Guillaume SEMBEL, évêque de Dijon & l’abbé Louis MUTIN, Curé de Massigny, desservant Chaumont-Le-Bois ». En plus de ces inscriptions, les noms de l’ensemble du conseil municipal de l’époque y sont affichés, tels que le maire, Mr Albert FOUGEU, son adjoint, Mr Léon SOUPEAUX, ainsi que leurs conseillers: Louis PARIS, Armand MELIGNE, Fernand GUILLIER, Augustin MONTU, René MONGIN, Marcel TRIDON, André SINGET et Louis LAMBERT.



…Cloche 1…

Marie-Louise

Diamètre 98,1 cm, Poids 572 kg, Fondue en 1 950 par Louis Bollée & Fils, à Orléans, Chante le Sol3

La première des cloches, Marie-Louise, fut parrainée par deux habitants de Chaumont-Le-Bois: Mr Adrien POTEAUX & Madame Marie TRIDON. Cette cloche de 572 kg possède un diamètre de 98,1 cm et chante un puissant Sol du 3e Octave.


…Cloche 2…

Marie-Hélène-Monique

Diamètre 76,8 cm, Poids 273 kg, Fondue en 1 950 par Louis Bollée & Fils, à Orléans, Chante le Si3

Quant à la cloche de taille intermédiaire, elle se nomme Marie-Hélène-Monique, et ici aussi ce sont deux habitants du village qui se sont vu confier le rôle de parrain. Mr Louis GUILLIER & Madame Hélène TRIDON. Plus légère avec ses 273 kg, la cloche émet la note du Si3. Son diamètre lui, est de 76,8 cm.



…Cloche 3…

Marie-Jeanne

Diamètre 65,5 cm, Poids 177 kg, Fondue en 1 950 par Louis Bollée & Fils, à Orléans, Chante le Ré4

Et pour conclure, la petite dernière de 177 kg se prénomme Marie-Jeanne. Contrairement à ses deux sœurs, le parrain vient de l’une des communes voisines, à savoir Vannaire. C‘est Mr Justin DETOT qui s’est vu confier ce rôle, tout comme Mme Marie SINGET, qui elle, habite le village. La note de sa voix (La cloche) est un très joli Ré du 4e octave.



…La Vidéo…



…Mes Remerciements…

Je remercie très chaleureusement Mme A.BOUHELIER, Maire de la commune pour son bel accueil, ainsi que pour ses autorisations afin de permettre un reportage complet sur les cloches de la commune. Je la remercie également pour la fourniture d’informations sur l’histoire des cloches actuelles et passées qui m’ont permis de réaliser un reportage très complet.

Je tiens également à remercier La Paroisse de Sainte-Colombe-Sur-Seine

Une fois n’est pas coutume, je remercie donc Yannick B., Ami et Passionné de cloche pour l’organisation des différentes visites en Côte d’Or

Merci aussi à Antoine C., ami campanophile de longue date pour son accompagnement tout au long de ce bon séjour en terre bourguignonne.

Je remercie Thomas R. autre ami et camarade de découverte campanaire pour sa présence durant tout le séjour, et les nombreuse rigolades

De même Qu’Antoine R., Campaniste indépendant et ami, pour la restauration en grande partie de la cloche



Visite réalisée le 15 Mai à partir de 10h05

Partager :

  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook

J’aime ça :

J’aime Chargement…
Gadgets

Widget de texte de colonne latérale

ClochesComtoises

 La Franche-Comté

 

Statistiques du blog

  • 89 224 visites
Créez un site ou un blog sur WordPress.com
%d