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"A La Découverte Des Sonneries Flamandes"

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Guincourt

…Eglise Saint-Martin…

« Deux cloches qui marquent le début du Marathon Acte 2! »

Guincourt-08.png20.pngIl y a un an, je réalisais ce que j’ai appelé un Marathon Campanaire, et pour ce deuxième acte, j’ai choisi le magnifique département des Ardennes. Il y a quelques localités que j’ai eu la chance de visiter durant ce petit séjour qui me sont très chères, car liées à ma plus tendre enfance et à mes racines. Pour débuter cette petite aventure, j’ai eu le plaisir de me rendre à Guincourt. Ce très petit, mais joli village blotti dans les petits vallons du ruisseau du Saint-Lambert, possède seulement 70 habitants. Autant vous dire qu’ici, le côté rural y est bien présent, ce qui peut permettre de profiter des chemins ruraux vous offrant de belles petites randonnées. Le village fut un temps traversé par la ligne de chemin de fer reliant Attigny à Bâalons. D‘une longueur de 18 km, ce petit tacot était surnommé le « Tortillard », en référence sûrement au fait que le tracé de la ligne suivait les reliefs et les méandres du ruisseau. Pourquoi je vous parle de ça? Eh bien il se trouve que la municipalité a réalisée des aménagements sur la place de l’ancienne halte, avec comme point d’orgue, la petite gare restaurée. Outre le cabanon de la gare, nous pouvons encore distinguer le tracé de la voie ferrée. Pour finir, Poix-Terron avec ses commerces et sa bretelle d’accès autoroutier, se trouve à une dizaine de minutes du village, de quoi se sentir moins isolé.DJI-20260817141138-0365-D.jpg



…L’Edifice…

L‘église actuelle de Guincourt est relativement récente au regard des autres édifices que j’ai pu visiter durant le séjour. C‘est en effet, dans les années 1 886 que l’édifice fut reconstruit à la suite de la chute du clocher, occasionnant d’importants dégâts. Sous le vocable de Saint-Martin, cette église est relativement impressionnante de l’extérieur, et je pense que c’est dû au fait qu’elle soit surélevée par rapport au reste du village. Cette sensation de grandeur est d’autant plus marquante quand nous nous trouvons au niveau du panneau d’entrée de la commune. Son clocher pointe à environ 35 mètres avec en dessous, deux horloges Bodet. Avec sa belle robe jaune l’église de Guincourt se détache facilement du paysage. L‘église actuelle a été reconstruite certainement sur les fondations d’un édifice plus ancien, qui semblerait dater des XII & XIIIe siècles.


L‘intérieur est assez impressionnant avec de très jolis motifs colorés présents un peu partout. Nous pouvons y voir de très larges piliers ainsi qu’un chemin de croix qui lui aussi, est tout en couleur. Cette particularité que nous offre cet intérieur fait la fierté du village. Franchement, la couleur est très présente dans dans le chœur, avec de multiples motifs muraux épousant les voûtes, les baies et les colonnes. En plus de ces peintures, l’église possède un riche patrimoine liturgique avec plusieurs statues polychromes. Les vitraux du chœur ont quant à eux été offerts en 1 933. Nous pouvons y découvrir au sein de la nef, juste derrière la maquette de l’église, une impressionnante dalle funéraire du 16e siècle finement gravée, avec très certainement les armes de la famille du défunt. Pour conclure, l’église participe régulièrement au « Chemin des crèches » qui apporte à l’église durant la période, de nombreux curieux! C‘est l’un des plus beaux intérieurs que j’ai pu voir durant ce Marathon!



…Les Cloches…

Lors de la montée, j’ai eu le plaisir de constater que deux cordes pendaient du plancher supérieur, donc pas de doute ici, les cloches sonnent encore de manière manuelle. Une fois arrivé au but, j’ai pu découvrir deux cloches aux passés assez tumultueux. Les Ardennes ont subi ce que j’appelle, un « campanocide » massif, du moins, c’est ce que ce séjour me laisse croire… Sur les 7 visites réalisées, 6 édifices ont vu leurs cloches dérobées par les Allemands en 1 917… Bien que « neuves », ces cloches nous parlent tout de même un peu de celles qu’elles remplacent. Pour la plus grande, elle remplace Eugène-Mathilde, fondue alors en 1 866 pour la reconstruction de l’église. Sa petite sœur, c’est exactement la même chose, sauf qu’ici, elle remplace Eugénie. Enfin, ces deux anciennes cloches avaient été fondues par les soins de l’abbé STEVENIN, c’est également lui qui a fait leurs bénédictions. De nos jours, deux vosgiennes sont supportées par un beffroi en bois de forme triangulaire. Le maire ayant reçu les cloches était Mr Albert GILLET. Malheureusement, les cloches doivent ne plus sonner à la suite de mon passage, j’ai en effet vue que la base du beffroi est littéralement rongée par l’humidité, et est de ce fait, trop instable. J‘ai sonné seule la grande à la volée durant 30 secondes, mais en voyant les images, ce n’est vraiment pas très « sécure » ^^’


…Cloche 1…

Madeleine

Diamètre 97,4 cm, Poids 578 kg, Fondue en 1 920 par Georges Farnier, à Robécourt, Chante le Sol3

La grande cloche se prénomme de nos jours Madeleine, et fut fondue en 1 920 dans les ateliers Robécourtoises de Georges Farnier. C‘est donc la première des deux cloches à avoir rejoint le beffroi après la guerre. Lors de la fonte, le parrain et la marraine qui ont été choisis sont Mr Felix SAGNET, et Mlle Madelaine SAGNET, sa fille. La fonction au sein de la paroisse du parrain de la cloche était « Clerc-Chantre », il était donc chargé de diriger ou d’exécuter le chant liturgique (le plain-chant) lors des services religieux. Les poids que je vais vous indiquer sont des poids officiels disponibles sur le site du musée des Cloches de Robécourt,. Nous avons ici une cloche de 578 kg, tandis que son diamètre lui, est de 97,4 cm. La note qu’elle émet est un Sol3. C‘est le père Edmond MUNAUX qui a accueilli la cloche au sein de cette église.


…Cloche 2…

Marie-Henriette

Diamètre 87,3 cm, Poids 398 kg, Fondue en 1 928 par Georges Farnier, à Robécourt, Chante le La3

La grande resta seule durant 8 ans, avant de se faire rejoindre par sa petite sœur dite Marie-Henriette. Ici aussi, c’est Georges Farnier qui sera missionné pour fondre cette nouvelle cloche composée de 398 kg de bronze. Pour cette campane, c’est cette fois-ci l’abbé Gaëtan FOUREUR (aussi visible sur l’une des cloches de Saint-Loup) qui a célébré sa bénédiction en 1 928, toujours sous l’œil du maire de l’époque, Mr GILLET. Son parrain est Mr Jean-Louis-Henri TELLIER. Son épouse est également la marraine de cette cloche, Mme TELLIER, née Marie-François CRETON, décédée en 1 938.

 



…La Vidéo…



…Mes Remerciements…

Je tiens à remercier très chaleureusement l’ensemble de la municipalité de Guincourt, surtout Mr D.PIERRE, maire de la commune, pour toutes les autorisations délivrées et son accompagnement avec moi au clocher, afin de permettre la réalisation de ce reportage dans les meilleures conditions possibles. Je le remercie également pour ce superbe accueil et sa motivation à vouloir préserver les monuments de son joli petit village



Visite réalisée le 17 Août 2026 à partir de 9h35

Marathon Acte 2

esz

 

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