SHDF – Sonneries Hauts-De-France

"A La Découverte Des Sonneries Flamandes"

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Marcq-En-Barœul

…Eglise Saint-Paul…

« Un surprenant Duo à la Flamande »

Marcq-En-Baroeuil.png20.pngC‘est sous l’impulsion de mon cher ami Thomas, campaniste de la région, accompagné de  Baptiste, autre ami,  que nous nous apprêtons à vous faire découvrir l’histoire des cloches de deux des églises de la ville. Située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, Marcq-en-Barœul est une commune résidentielle et économique qui fait partie de la métropole lilloise. Voisine directe de Lille, la ville bénéficie d’un emplacement stratégique entre dynamisme urbain et cadre de vie verdoyant. Avec environ 40 000 habitants, Marcq-en-Barœul est reconnue pour sa qualité de vie, son attractivité économique et son environnement agréable. Elle attire aussi bien les familles que les entreprises grâce à ses nombreux équipements, ses espaces verts et sa proximité avec les grands axes de transport. Grâce à sa proximité avec Lille et les grandes villes européennes comme Bruxelles ou Paris, Marcq-en-Barœul constitue un pôle économique important de la métropole. De nombreuses entreprises, notamment dans les secteurs du numérique, des services et du commerce, y sont implantées.




…L’édifice…

Pour ce premier article à Marcq’, c’est à l’Église Saint-Paul que nous nous rendons. Cette église est l’un des bâtiments religieux les plus remarquables de la ville. Implantée dans le quartier Clemenceau-Hippodrome, elle se distingue par son architecture inspirée du style flamand et par son environnement particulièrement harmonieux. Construite en 1 964, soit, près de 10 ans après la construction de la chapelle provisoire, dont son clocher est encore visible de nos jours, l’église constitue le cœur d’un ensemble architectural composé d’un presbytère, d’une maison vicariale, d’un campanile et de résidences entourées de verdure, créant une atmosphère rappelant les béguinages traditionnels du Nord. L‘église a la particularité d’avoir son clocher séparé du reste de l’édifice, ce dernier est percé de deux grandes baies, marquées par deux horloges de tailles conséquentes, ce qui lui donne un charme tout particulier. Enfin, l’entrée monumentale nous incite à pénétrer ces lieux pour y découvrir ses intérieurs. Croyez-moi, le style est très sympathique!


L‘intérieur est vaste, très vaste mais reste cependant très chaleureux. Les grands espaces sont parfaitement mis en lumière par les quelques vitraux réalisés en 1968 par le maître-verrier parisien Max Ingrand, notamment autour du thème de l’Annonciation. Plus tard, l’artiste Gabriel Loire créera plusieurs verrières en dalles de verre et résine, dont une œuvre consacrée à la Résurrection. L‘église dispose également d’un orgue plutôt joli, installé en 1992 par le facteur d’orgues Bernard Cogez. L’instrument bénéficie d’une excellente acoustique grâce au volume intérieur de l’édifice. Lorsque nous faisons face au chœur, sur la gauche, nous pouvons entrevoir une petite chapelle dédiée au catéchisme. Cette salle est visible grâce à la paroi en verre qui la sépare du reste. Pour conclure, l’église ne dispose pas d’un riche mobilier, et ce, du fait que la paroisse prit vie sans les années 60. Cependant, le fait que les murs, ainsi que le sol soient nus, nous laisse profiter pleinement des volumes, et ici, c’est très appréciable!



…Les Cloches…

La montée jusqu’aux cloches est très très simple, et ici, oubliez les escaliers en bois scabreux et autres échelles dangereuses. 4 séries d’escaliers en béton armé nous permettent d’arriver jusqu’à la chambre des cloches, 15 petits mètres plus haut. De là, nous avons la chance d’admirer deux cloches, posées sur un beffroi en bois. Bien qu’exposé aux intempéries, ce dernier semble ne pas en souffrir. Enfin, la sonnerie en place dans ce clocher est la toute première depuis la création de la paroisse. Avec une cloche de taille assez importante, et l’autre, beaucoup plus petite, nous avons là un type de sonnerie que j’aime qualifier de « Flamande », ce terme est bien évidemment non officiel. En revanche, ce qui l’est, ce sont les notes, un Mi3 pour la grande, et un Mi4 pour la petite, nous avons là un « Saut D’octave ».



…Cloche 1…

Hugues

Diamètre 109,4 cm, Poids 725 kg, Fondue en 1 971 par Bollée, à Orléans, Chante le Mi3

Nommée Hugues, cette cloche fut fondue pour le nouveau clocher. Cependant, peut-être par manque de moyens, la cloche sera fondue après tout de même 6 ans d’attente. Il se pourrait même, si l’on en croit la disposition du beffroi, qu’une troisième cloche était prévue. Cette cloche dont il aura fallu 725 kg de bronze, fut nommée « Hugues », et ce, en souvenir de Hugues HERLAUD, décédé malheureusement en 1 964, peu avant la fin de la construction de ce clocher (1 965). Les religieux ayant béni la cloche en Mai 1 971 sont le l’Abbé Jean CHESQUIERES & Monseigneur Adrien GAND, évêque de Lille. Le tout, sous la mandature de Mr le maire, Mr Serges CHARLES. Une cloche possède également des parrains et des marraines, désignés soit en fonction de leur offrande pour la réalisation de la cloche (Don, Messène/Financement), soit en fonction de leur statut social, ce qui était plutôt vrai de par le passé. Ici, la marraine est Mme Claudie HERLAUD, de famille avec le défunt Hugues, et Francis OSTEAUX pour le parrain. Nous retrouvons bien sûr de nombreux fins décors qui nous rappellent d’emblée les cloches issues de la célèbre fonderie Bollée, d’ailleurs, nous trouvons sa « signature » sur le haut de sa robe, juste au dessus du nom de la cloche. En activité jusque dans les années 2 000, cette fonderie à la renommée internationale fut reprise par l’entreprise Voegelé de Strasbourg. Fun fact: ce sont avec les mêmes profils que les cloches sortent de nos jours la fonderie strasbourgeoise.


…Cloche 2…

Sans Nom

Diamètre 52,2 cm, Poids 79 kg, Fondue vers 1 870 par Dubuisson-Gallois, à Paris, Chante le Mi4

La plus petite est très mystérieuse, et sur ses origines, nous ne pouvons faire que des suppositions, car il n’y a que peu, très peu d’inscriptions visibles. Les seules inscriptions présentes nous indiquent où et par qui cette petite cloche de 79 kg fut fondue. En effet, à la base de sa robe, nous y lisons « Dubuisson Gallois, Fondeur à Paris » Mais hormis ça… Il n’y a rien. Ce ou ces fondeurs ont officié(s) entre 1 850 et 1 890, ce qui nous donne une vague idée de sa date de fabrication. Nous savons que cette cloche fut achetée d’occasion, pour la placer en 1 955 dans le clocheton de la chapelle provisoire, situé à 50 mètres de son lieu de résidence actuel. Une fois le clocher achevé, je ne sais pas si cette petite cloche fut placée tout de suite à son emplacement définitif. Si tel est le cas, elle fut donc solitaire durant quelques années avant de se faire rejoindre par Hugues. Coté musical, je vais être franc avec vous, ce n’est pas une réussite, nous pouvons y observer d’ailleurs quelques petits défauts de fonte qui pourraient être la cause de cette mauvaise qualité sonore. Sonnant seule, lors des angélus par exemple, ça passe, mais en revanche, dès que la grand’cloche l’accompagne de sa voix cristalline, cette petite cloche devient criarde et désagréable. Loin de moi de critiquer l’instrument, mais il faut poser les termes: Cette cloche n’est musicalement pas jolie, mais elle a le mérite de jouer son rôle! Enfin, ça reste pour moi une très jolie découverte avec à la clé, un ou des nouveaux fondeurs répertoriés.



…La Vidéo…



…Mes Remerciements…

Je tiens à remercier très chaleureusement Thomas R., Carillonneur & Campaniste, pour l’organisation de cette superbe journée sur Marcq-En-Baroeul!

Je remercie également notre cher Baptiste S., Dit aussi « Le Sonneur Du Nord », pour toute l’aide apportée et sa collaboration pour ce petit reportage campanaire! C’était une journée parfaite!

Enfin, je tiens à remercier très chaleureusement la paroisse Saint-Jean-XXIII de Marcq-En-Barœul pour leurs autorisations, et à la personne nous ayant ouvert les clochers de la journée!



Visite effectuée le 2 mai 2 026, à partir de 10h05

 

 

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