…Eglise Saint-Louis…
« Certainement la plus jolie sonnerie de la ville! »

C‘est sous l’impulsion de mon cher ami Thomas, campaniste de la région, accompagné de Baptiste, autre ami, que nous nous apprêtons à vous faire découvrir l’histoire des cloches de deux des églises de la ville. Située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France, Marcq-en-Barœul est une commune résidentielle et économique qui fait partie de la métropole lilloise. Voisine directe de Lille, la ville bénéficie d’un emplacement stratégique entre dynamisme urbain et cadre de vie verdoyant. Avec environ 40 000 habitants, Marcq-en-Barœul est reconnue pour sa qualité de vie, son attractivité économique et son environnement agréable. Elle attire aussi bien les familles que les entreprises grâce à ses nombreux équipements, ses espaces verts et sa proximité avec les grands axes de transport. Grâce à sa proximité avec Lille et les grandes villes européennes comme Bruxelles ou Paris, Marcq-en-Barœul constitue un pôle économique important de la métropole. De nombreuses entreprises, notamment dans les secteurs du numérique, des services et du commerce, y sont implantées.
…L’édifice…
Avant cette visite, nous nous sommes rendus à l’église Saint-Louis, avec à la clé, une très sympathique découverte. Pour ce qui sera de cette nouvelle découverte, à Saint-Paul, vous allez le constater par vous-même, que la trouvaille campanaire faite par Thomas est encore plus sympathique! Mais avant de vous parler des cloches, parlons un peu de cette jolie église. Située Rue Pasteur, cette église au clocher singulier, dont sa construction date de 1 924, est un véritable point de repère pour tous les habitants du quartier. Avant sa construction, les résidents ne disposaient que d’une d’une petite chapelle pour exercer leur culte, et avec le temps et l’augmentation de la population, le lieu devint trop petit. L‘église se distingue comme je l’ai dit plus haut, de par son clocher octogonal en béton armée culminant à près de 35 mètres. Dans les années 20, le Béton « Armé » était le matériau à la mode, et fut usé dans la plupart des constructions neuves d’après-guerre. Sous le vocable de Saint-Louis, elle est également nommée (L’église) »Saint-Louis Du Plouich ». Son aspect extérieur est sobre et parfaitement représentatif du patrimoine nordiste, grâce notamment à ses briques rouges. En façade côté entrée, située au-dessus de cette dernière, nous pouvons y voir une petite coursive accessible depuis le clocher.
A l’intérieur, la première chose qui me frappe est la disposition de l’autel. En effet, ce dernier est situé dans la nef entre deux colonnes, le tout, entouré par les chaises sur lesquelles les fidèles peuvent assister à la messe. Ce genre de configuration me fait énormément penser à celle des églises protestantes. Entre l’autel et les sièges, au sol, un immense tapis en damier de couleur « De gueule » & « Azur » accompagné de Fleur de lys d’Or est visible, alors est-ce une référence aux armoiries de la ville de Lille? Toujours est-il que cet intérieur fait de briques ne laisse pas indifférent. L‘église ne dispose pas d’orgue, cependant, il nous est possible de jouer de l’Harmonium. Les vitraux sont jolis, et sont les œuvres du maître verrier Louis-Charles-Marie Champigneulle. Ils racontent différents épisodes de la vie de Saint Louis à savoir son sacre, ses croisades, la justice rendue au peuple ou encore sa mort à Tunis en 1270. C‘est lors de la construction de l’église que ces vitraux furent livrés.
…Les Cloches…
La montée est simple et peu longue, et il nous est possible d’observer, une fois sur place, 4 cloches disposées sur deux niveaux assez éloignés l’un de l’autre. D‘ailleurs, c’est la montée aux cloches n° 2 & 4 qui est la plus éprouvante. Sur les 4 cloches, deux ont été livrées à la création de l’église, ce sont les cloches 1 & 3, situées au 1er niveau sur un beffroi en bois. Ces deux cloches furent fondues en 1 924, tandis que les deux autres, plus en hauteur et sur un autre beffroi, métallique cette fois-ci, ont été fondues en 1 953. Enfin, la petite originalité de cette sonnerie: Le sens de balancement des cloches est perpendiculaire d’un étage à l’autre!
…Cloche 1…
Marie-Hermance
Diamètre 92,8 cm, Poids 455 kg, Fondue en 1 924 par Armand Blanchet, à Paris, Chante le Lab3
La plus grande des cloches nous vient de la fonderie d’Armand Blanchet en 1 924, elle fut bénie plus précisément le 21 Décembre par Mr L’Abbé De Florent DEWAILLY, Chanoine honoraire, chancelier de l’évêché de Lille. Cette cloche de quasiment 460 kg fut offerte par Mr CAUCHEL-BECQUARD afin « d’inviter les paroissiens du Plouich ». Le nom qui fut choisi pour cette jolie cloche est Marie-Hermance!
…Cloche 2…
Fanny
Diamètre 84,7 cm, Poids 370 kg, Fondue en 1 953 par Paccard, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Sib3
Pour aller voir la deuxième plus grosse cloche, nous devons cette fois-ci monter 5 mètres plus haut. Répondant au nom de Fanny, cette cloche fut fondue en 1 953 par la très célèbre fonderie Paccard d’Annecy-Le-Vieux. Depuis, la fonderie à pris ses nouveaux quartiers à Sevrier, non loin d’Annecy. D‘un poids dépassant les 370 kg, cette cloche, par le biais de ses inscriptions, nous apprend qu’elle fut fondue en souvenir de Mme Charles DELLOVE, née Fanny SCALBERT (1 846 – 1 935). Son diamètre est de 84,7 cm, pour une note émise en Si bémol du 3e octave.
…Cloche 3…
Paul-André
Diamètre 73,0 cm, Poids 212 kg, Fondue en 1 924 par Armand Blanchet, à Paris, Chante le Do4
Il nous faut redescendre d’un étage pour faire plus ample connaissance avec Paul-Andre, la voisine de la pièce maîtresse de la sonnerie. Cette cloche issue de la même fonderie (Armand Blanchet à Paris en 1 924) pèse elle, un petit 212 kg. Elle résonne en Do4, et comme sa sœur d’à côté, elle fut offerte cette fois-ci par Mr André GUERMONPREZ, qui fut à ce moment-là, le curé de cette jeune église. Nous reconnaissons parfaitement les décors typiques de la fonderie d’où elle fut fondue, et contrairement à sa sœur, ici, les inscriptions, déroulées sur 3 lignes, sont un peu détériorées par le temps.
…Cloche 4…
Madeleine
Diamètre 71,5 cm, Poids 225 kg, Fondue en 1 953 par Paccard, à Annecy-Le-Vieux, Chante le Réb4
Et pour conclure, et afin d’entretenir mon cardio, il nous faut de nouveau remonter pour aller voir la petite dernière! Il s’agit de Madeleine. Ici aussi, la cloche fut fondue en souvenir d’une personne en 1 953, et cette personne se nommait…. Madeleine DELLOYS (étant jeune). Elle mourut en 1 927 avec pour nom de Louis VANDAME (1 876 – 1 927). Pour cette petite dernière, il aura fallu couler près de 225 kg de bronze, tandis que son diamètre lui, est de 71,5 cm. Cette cloche est certes la plus petite en taille, mais cependant, elle dépasse d’une dizaine de kilos sa grande sœur la plus proche! C‘est assez rare pour être signalé. Enfin, c’est la seule cloche ayant subi un changement de joug en 2 008. Les travaux ont été effectués par l’entreprise Baudet Campaniste.
…La Vidéo…
…Mes Remerciements…
Je tiens à remercier très chaleureusement Thomas R., Carillonneur & Campaniste, pour l’organisation de cette superbe journée sur Marcq-En-Baroeul!
Je remercie également notre cher Baptiste S., Dit aussi « Le Sonneur Du Nord », pour toute l’aide apportée et sa collaboration pour ce petit reportage campanaire! C’était une journée parfaite!
Enfin, je tiens à remercier très chaleureusement la paroisse Saint-Jean-XXIII de Marcq-En-Barœul pour leurs autorisations, et à la personne nous ayant ouvert les clochers de la journée!
Visite réalisée le 2 mai 2 026 à partir de 14h00









































