SHDF – Sonneries Hauts-De-France

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Morteau

…Eglise Notre-Dame-De-L’Assomption…

« Morteau, capitale campanaire du Haut-Doubs »

MorteauC‘est en 1105 que le nom de Morteau apparut pour la première fois dans un texte officiel. Le nom de Franche-Comté n’apparut officiellement qu’en 1366. Des moines Bénédictins de l’ordre de Cluny arrivèrent à cette époque dans le but de terminer le défrichement de montagnes du Val. Au nombre de 6 ou 8, ils logeaient chez l’habitant dans ce quartier du Mondey qui représentait alors à lui seul toute la ville de Morteau. Les moines manquèrent vite de main-d’œuvre ; ils firent venir des familles entières au point de former cinq quartiers devenus depuis de gros bourgs : Morteau, Les Fins, Le Lac (Villers-le-Lac), Mont le bon (Montlebon) et La Grand’Combe (Grand’Combe-Châteleu). Morteau posséda un château féodal. Construit sur l’éminence du Mondey, à l’extrémité Est, il surveillait l’ancienne route celtique qui par Les Fins, le Mondey et Sobey, reliait Besançon à la Suisse. Le clocher à dôme à impériale de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Morteau actuel fut construit entre 1513 à 1515 avec des pierres de ce château. La peste, en fait une terrible méningite cérébro-spinale, enleva les deux tiers des habitants du Val en 1349. Elle remplit les fameux « cimetières des bossus » comme il en existe encore aux Jarrons et à Grand Combe. Les vides furent comblés par des habitants du canton de Fribourg ou de la vallée d’Aoste. L’église actuelle a été construite au xve siècle, probablement achevée en 1420, ou 1479. Seul le cœur en abside à trois pans daterait de cette époque. L’église subit plusieurs incendies au XVIe siècle, en 1683 et en 1747. La totalité de l’église est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 8 juin 1926. Le style de cette église est particulièrement marquant, et bon nombre de peintres sont venus la peindre, le paysage horloger, ou même depuis les rives du Doubs, cette église est faite pour être mise en valeur. Elle est située sur la route de Pontarlier, à l’écart de la vielle ville. Son clocher fut reconstruit, à la suite de l’incendie de 1945, les poutre en bois ont été remplacées par une charpente métallique, la tour fut également renforcée, avec quelques poutres en béton armé et dalles. Le beffroi supportant les cloches fut lui aussi changé. Comme vous le savez peut-être, Morteau fut une véritable ville-usine campanaire. Au plus fort de l’activité campanaire, pas moins de 3 fonderies de cloches monumentales étaient présentes, c’est pas mal pour une ville qui ne comptait que 1 500 habitants à l’époque. En 1 835, nous avions alors la dynastie Bournez, dont la fonderie se situait au niveau des cloches Obertino, la fonderie fonda des cloches de 1 779 à 1 909. Ensuite, François Humbert, qui lui, fonda ses cloches au Trou au Loup d’environ 1 810 à 1 875, il se voit cependant contraint d’arrêter son activité campanaire, à la suite d’un incendie qui ravagea ses ateliers. La fonderie était alors située au pied des hauteurs de Morteau. Charles Arnoux, dont je n’ai aucune information sur le lieu exact de ses ateliers. D‘autres fondeurs ont œuvrés dans la commune au fil des siècles, je pense notamment à Louis Léonard (quelques cloches vers 1 750), Claude-Joseph Cupillard (vers 1 770 / 1779), François-Xavier Roy, qui quitta Morteau vers 1 800, mais aussi, et ils ont que très peu fondu de cloche, la famille Courpasson, avec quelques cloches en 1 800 (une cloche à Plaimbois-Du-Mirroir). Si nous élargissons le périmètre, d’autres fondeurs se sont illustrés dans le Val-de-Morteau, notamment les Damey (de 1 689 à environ 1 765), de Derrière-Le-Mont (Désormais rattaché à Montlebon) et Joseph-Désiré Rognon, de La Grand’Combe (Grand-Combe Châteleu), dont il a produit des cloches de l’an 1 774 à l’an 1 804. Comme vous avez pu le constater, cette ville a une grande et belle histoire d’amour avec les cloches, et encore de nos jours, l’art campanaire perdure dans la commune, avec la Fonderie Obertino qui réalise des centaines de clochettes en tout genre. L‘église de Morteau rend en quelque sorte hommage à ses fondeurs, puisque vous allez le voir, l’intégralité des cloches de l’église nous viennent du Val-de-Morteau. La plus petite des cloches fut fondue par la fonderie Bournez, ce sont alors François-Joseph Bournez et Généreux-Constant Bournez qui furent à la manœuvre pour couler cette cloche dont le poids avoisine les 820 kg. Un beau poids pour une cloche étant la plus petite de la sonnerie. Le nom qui lui fut choisi est Marie-Féréoline. La deuxième cloche, elle aussi fondue en 1 822, ne provient pas de la fonderie Bournez. En effet, comme dit plus haut, la ville eut plusieurs fonderies en activité à la même époque, c’est donc la fonderie François Humbert qui livra cette cloche au poids atteignant 1 825 kg! Nommée Marie-Caroline, cette cloche possède un diamètre de 140 cm. Enfin, passons à la pièce maitresse de cette sonnerie atypique de par ses notes, le Bourdon. Véritable mastodonte pour une cloche sonnant le Do#, celle-ci  pèse un poids de 3 145 kg, soit, quasiment 2 fois plus que sa petite sœur, qui possède quasiment la même note! Son diamètre n’est pas en reste, puisque ce dernier est de 162 cm, la faisant ainsi monter dans le top 10 des plus grandes cloches du département du Doubs! Mais là où cette cloche est exceptionnelle, c’est son vénérable âge. Celle-ci fut fondue en l’an 1 689, par Jean et Blaise Bretillot-Damey de Derrière-Le-Mont. Ce fut vraisemblablement leur première création. Alors est-ce une cloche dite « Ratée » vis-à-vis de la note souhaitée? Nul ne le sait, en tout cas, une cloche au tel profil renforcée est extrêmement rare dans le Doubs, et leurs cloches suivantes, furent fondues dans des proportion plus conventionnelles. L‘ensemble de ces cloches, tournées toutes d’un quart, donnent l’une des sonneries les plus atypiques de Franche-Comté, avec les notes du Mi3, Do#3 et … Do#3. À ma connaissance, il n’y a que cette sonnerie qui possède deux cloches de même note dans le département. 




…Les Photos…

…L’église…



…Les Cloches…



…Cloche 1…



…Cloche 2…



…Cloche 3…



…la Vidéo…



…Audio Amélioré…



…Mes Remerciements…

Je tiens à exprimer mes plus vifs et mes plus respectueux remerciements au Père Jeanpierre, curé de la paroisse de Morteau, pour son formidable accueil, et pour l’accès à son clocher, je suis vraiment honoré que d’avoir pu monter au près de ses 3 charmantes dames de bronze.

Merci également à la Mairie de Morteau, pour l’accord exceptionnel de monter au clocher.

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