…Eglise Saint-Valère…
« Roy et Gillot, un puissant duo à l’accord particulier »

La commune de Nancray ne dispose pas de blason, j’en ai donc créé un pour l’occasion, celui-ci n’a rien d’officiel. La commune ayant une histoire liée à la famille des Montfaucon, nous retrouvons leurs armes sur la partie quart en bas à droite. Autre famille, les Chalon-D’Arlay qui posséda bon nombre de biens dans la commune. Ses armes sont sur le quart haut à gauche. Pour le quart haut à droite, la commune possédait jadis deux moulins, l’un fonctionnant à l’eau, et l’autre, grâce au vent. J‘ai décidé d’y mettre ce dernier, signe de rareté dans la région. Enfin, le quart bas à gauche, représente les attributs de Saint-Valère, à savoir une mitre et une crosse épiscopale, Saint-Valère étant le patron de la commune. Nancray possède la chance d’être toute proche de la capitale comtoise Besançon (à 20 min de route). De ce fait, la dynamique démographique est palpable depuis les années 70, faisant ainsi passer la population de 500 âmes, à plus de double aujourd’hui, pour s’établir à 1350 habitants. Le village n’a cependant pas perdu de son charme campagnard, en préservant notamment quelques prairies au sein du village. Le centre administratif de Nancray, que l’on appelle plus couramment « Mairie », est particulièrement attirant, avec une architecture assez atypique que l’on voit assez rarement au sein de nos petites villes comtoises. Enfin, la commune est surtout connue dans toute la région grâce à son fameux « Musée Des Maisons Comtoises ». Ce dernier est un véritable lieu de promenade, avec à la clé, la découverte de très vieilles maisons comtoises reconstituées d’après les plans d’époque de différentes bâtisses à travers la région. C‘est franchement très plaisant de déambuler dans toutes ces demeures d’un autre temps, et il y a moyen d’en apprendre plus sur la vie passée de nos ancêtres. Ce musée a ouvert en 1 984, et fut créé par « L’Association Du Folklore Comtois »
…L’édifice…
L‘église de la commune est dédiée à Saint-Valère. Bien que modeste, elle n’en reste pas moins très intéressante. Son entrée se fait par un très sympathique porche en bois, reposant sur de beaux poteaux en fonte, cet ensemble fut mis en place en 1 863. Son clocher, typique de notre région avec sa forme bien particulière, pointe à 25 mètres. Il fut refait en 1 984. Enfin, et pour conclure avec ses extérieurs, l’église est constituée de belles pierres de taille grise. L‘église telle que nous la connaissons de nos jours, fut érigée de 1 757 à 1 761. Quand on entre dans l’église bien vite le regard est attiré par le chœur et ses ors. Les colonnes du retable sont hautes, fortes sans être lourdes. Au-dessus d’elles, une gloire enveloppe un triangle, symbole de la trinité. Tout dans l’ornementation du maître autel, est fait pour suggérer, affirmer, proclamer la majesté de Dieu avec le tableau qui représente saint Valère patron de la paroisse. On devine la même volonté de faire grand, quand on regarde les quatre très hauts chandeliers de cuivre, armoirés et datés de 1778. Un bel arbre change chaque année et pourtant il reste lui-même. De même une église doit vivre avec les siècles qu’elle traverse : il faut des nouveautés qui s’accordent avec le passé. Il est donc toujours difficile de restaurer une église et surtout de bien choisir les teintes dominantes. La restauration de l’église en 1951 avait surpris ; en 1980 les artistes, Claude François et Pierre Labarre, ont voulu se rapprocher des couleurs originelles. Le chemin de Croix (1952) est l’œuvre de Mr Olin. Il est fait de cinq panneaux peints sur toile et chaque panneau contient trois stations
…Les Cloches…
L‘église possède deux cloches. Ces deux cloches sont posées sur un beau beffroi en bois, capable de supporter les efforts lorsque les cloches sont à la volée. Nous pouvons admirer le beau travail de l’entreprise en charge de l’entretien des campanes, avec le changement des deux battants quelques mois avant mon passage en septembre 2 015.
…Cloche 1…
Marrianne-Vorbes
Diamètre 114,6 cm, Poids 915 kg, Fondue en 1 810 par François-Xavier Roy, à Besançon. Chante le Fa3
Malheureusement, lorsque je suis venu au clocher, j’étais à des années lumière de réaliser un travail d’écriture aussi poussé que ce que je fais actuellement, et donc, c’est avec les photos de l’époque que je vais essayer de vous citer le parrain de la cloche. Le parrain est Mr Maxime Vorbes, quant à sa marraine, c’est Mme Marrianne De Lelee née Dessirie. C‘est donc de sa marraine et de son parrain, que la cloche fut nommée Marrianne-Vorbes. Son poids est légèrement au-dessus des 900 kg, pour un diamètre de 114,6 cm. Enfin, elle fut livrée par la fonderie de François-Xaxier Roy, fondeur de Besançon, puis bénite dans la foulée, par l’abbé Pergaud, le tout, sous l’administration de Mr Gurnaud, maire, et de son adjoint, Mr Dessirie.
…Cloche 2…
Marie-Anne
Diamètre 103,4 cm, Poids 675 kg, Fondue par Gillot en 1 824, Sonne le Solb3
Pour la deuxième cloche, je n’ai pas énormément d’informations à vous communiquer, puisque l’essentiel des informations que je vous transmets sont grâce aux inscriptions visibles sur les images. Cependant, le site de la mairie de Nancray nous fournit l’une des informations les plus importantes. Il s’agit de sa marraine, puisqu’il s’agit de Mme Marie-Anne Dessirie. Cette dame était également témoin de naissance du célèbre Victor Hugo lorsqu’elle était l’épouse de Mr De Lelee. Concernant mes informations, nous savons que son poids dépasse allègrement les 650 kg, et qu’elle nous sonne un Sol bémol de la 3e octave. Par rapport à sa grande sœur, elle est beaucoup moins puissante à l’écoute, mais aussi un peu moins « Roc ». N‘ayant pas de nom inscrit sur la cloche, c’est le nom de sa marraine qui fut cité pour la nommer, Anne-Marie. Enfin, c’est avec la jolie signature du fondeur que nous savons qu’elle vient du fondeur lorrain nommé Gillot, il la fonda en 1 824.
…La Vidéo…
…Audio Amélioré…
…Mes Remerciements…
Mes vifs remerciements à la mairie de Nancray, qui m’a permis d’accéder au clocher pendant la sonnerie.
Merci de-même au père Demeusy, qui m’a également laissé filmer les cloches de l’église lorsqu’il était curé de la paroisse.










