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Valdahon

…Eglise Saint-Michel…

« Là où tout à commencé »

Valdahon est lié de très près à mon histoire personnelle, puisque c’est la ville qui m’a vu grandir durant de longues années. C‘est aussi en ce lieu, que ma passion pour les cloches s’est révélée, lors d’une visite scolaire à l’âge de mes 10 ans. Ce joli bourg, que l’on peut qualifier de « Ville à la campagne », à vu sa population croître de façon rapide, due notamment à sa situation géographique qui lui confère un véritable atout stratégique, tant sur le plan économique, que sur le plan démographique. Le village, fort d’une population de 5 813 habitants, dispose de toutes les commodités du quotidien. Enfin, la l’agglomération est traversée par 3 axes importants: La D461, appelée « Routes des microtechniques », la D50 et bien sûr, la voie ferrée, reliant Besançon à la Suisse. La réputation de Valdahon est faite surtout grâce à son camp militaire, reconnu dans toute la France. Il fut implanté en 1 907, et n’a jamais quitté la ville. La ville d’ailleurs lui doit beaucoup, car sans camp, l’économie de la commune ne serait pas telle que nous la connaissons de nos jours.



…L’édifice…

L‘église du Valdahon, dédiée à l’archange Saint-Michel, elle fut bâtie de 1 873, à 1 876, peu après la terrible guerre de 70. L‘église subit moult mésaventures dues à des malfaçons, notamment avec l’utilisation des matériaux issus de l’ancienne église située à la « Lièze », dont il ne reste rien de nos jours, hormis le cimetière. Le clocher de 36 mètres, lézardée, fut démoli peu avant 1 900, afin d’être rabaissé à 25 mètres, ce « nouveau » clocher est coiffé d’horloges, surplombant tout le centre bourg, ce qui en fait un lieu de repère pour les divers départs de randonnées.


L‘intérieur de l’édifice est assez sombre,  mais parfaitement entretenu. Lors de ma petite visite pour prendre toutes les photos de l’intérieur de l’église, un sentiment de nostalgie s’est emparé de moi, me rappelant ainsi le pourquoi de cette passion, et lorsque je me remémore toutes ces années à traverser le Doubs, la Flandre, la Bourgogne et toutes les communes qui m’ont fait confiance, je me dit que le parcours fut long et passionnant! Bref, assez parler de mon petit flash-back, et reprenons, comme je le disais, l’église est bien entretenue, et dispose même de quelques éléments modernes, comme ces deux grands écrans. Dans l’abside, l’orgue est posé juste derrière ce magnifique et impressionnant autel en pierre rose. Le chemin de croix est lui aussi très joli. L‘église ne dispose que de peu de tableaux, en revanche, côté entrée, nous pouvons vois les fonts baptismaux.

 



…Les Cloches…

Les cloches qui ont bercées mon enfance sont au nombre de trois, elles sont disposées sur deux niveaux. La partie inférieure est faite de bois, et supporte aisément les deux plus grosses cloches. Quant à l’étage du haut, il est fait d’acier. C‘est sur ce dernier que la plus petite repose. Cette dernière est issue d’une refonte, mais je n’en dis pas plus, je vous laisse découvrir son histoire sou sa partie.


…Cloche 1…

Augustine

Diamètre 1 60,9 cm, Poids 2 354 kg, Fondue en 1 875 par François-Joseph Bournez, à Morteau, Chante le Sib2

La plus grosse des cloches se prénomme Augustine, c’est un véritable mastodonte de 2 354 kg qui fut livré lors de l’inauguration de l’église. La commande fut passée auprès du très célèbre fondeur mortuacien nommé François-Joseph Bournez, situé « Aux Fins de Morteau », c’est là où se situe désormais la fonderie Obertino (L’ancienne fonderie Bournez fut la grande maison située à gauche de la fonderie actuelle). Cette cloche possède un diamètre qui dépasse de peu les 1 60 cm (160,9), la hissant ainsi à la 12e place des plus grosses cloches du département, juste derrière Louise-Anne, de Baume-Les-Dame (161,6 cm), mais devant Franois (160,2 cm). Augustine tire son nom de son bienfaiteur, Mr Auguste-Alphonse Chapuis, également maire de la commune à l’époque, Mr Auguste Ménétrier, adjoint et Mr Valfrey, « Percepteur », sont également présents sur cette cloche, ainsi que « tout le conseil municipal » avant de conclure par « Qu’ils soient tous bénis ». L‘autre face de la cloche, nous en dit un peu plus quant à ses parrains. Nous retrouvons donc Mr Auguste-Alphonse Chapuis comme étant le parrain, tandis que sa marraine elle, est madame Marie-Augustine Barthod. La cloche possède également quelques textes en latin, le voici: « Magnificate dominium meum Vesper, mane et meridie narrabo nomen Mariae », que l’on peut traduire par: « Magnifiez mon Seigneur; le soir, le matin et à midi, je proclamerai le nom de Marie. » Pour conclure, nous ne savons pas qui a béni cette cloche, car en effet, les inscriptions ne mentionnent pas le nom de l’abbé, elle nous disent juste « bénie par le curé de la paroisse ».


…Cloche 2…

Louise-Zoé

Diamètre 114,6 cm, Poids 850 kg, Fondue en 1 820 par Louis Roy, à Besançon. Chante le Fa3

La cloche située entre la plus petite et la plus grande, est un vrai vestige du temps passé à Valdahon, puisqu’elle nous vient de l’ancienne église située au quartier de la Lièze, vers le cimetière. Cette cloche, bien moins massive que sa grande sœur, pèse tout de même un vénérable poids de 850 kg, et chante un Fa3. Un poids assez conséquent, typique de la fonderie d’où la cloche fut fondue. Typique aussi, le son que la cloche produit: Roc et puissant. Nul doute, c’est Louis Roy, fondeur bisontin, qui la livra en 1 820, d’ailleurs, la signature apparaît sur le bas de l’ensemble des inscriptions. Cette puissante cloche fut bénite par le père Théodule Renaud, curé du Valdahon. Son parrain est Mr Augustin Jeannin, natif de Longechaux, et sa marraine, Dame Louise-Zoé Lefèvre De Planques, épouse de Mr Tessières (?), chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et sous-préfet de la ville de Beaume. La livraison de cette cloche s’est faite sous l’administration de Mr Phillipe-Célestin Chapuis (Maire de la commune). Enfin, concernant le nom que la cloche porte, ses inscriptions ne le mentionnent pas, mais les locaux l’ont nommée « Louise-Zoé », en référence à sa marraine.


…Cloche 3…

Victoire-Josephe

Diamètre 89,5 cm, Poids 470 cm, Fondue en 1 992 par Cornille-Havard, à Villedieu-Les-Poëles, Chante le Lab3 

La petite dernière est également la dernière à être arrivée au clocher, il s’agit de Victoire-Joseph. Cette petite cloche est sortie des ateliers de la célèbre fonderie Cornille-Havard en 1 992. Je n’ai malheureusement pas pris le temps de prendre les parrains et les marraines de cette cloche. En revanche, grâce à mes images, j’ai pu retrouver le curé qui a à l’époque, bénite cette cloche. Il s’agit du père Georges Mesnier. Cette cloche est le résultat de la refonte d’une autre, qui elle, provenait de l’église de la Villedieu. La Villedieu qui malheureusement, et pour les besoins du camp, fut détruit en grande partie. De nos jours, seule l’église et quelques vestiges sont encore visibles et accessibles 1 fois par an. Grâce aux archives de l’Abbé Boitteau, et je remercie Loïck O. pour la fourniture de ces informations, nous savons que cette ancienne cloche s’appelait déjà Victoire-Josephe, cependant, la quasi intégralité des textes étaient en latin, et se nommait donc « Victoria-Josepha » en latin. Son parrain fut Mr Joseph Blanchard, et sa marraine Victoire Blondeau. Cette ancienne cloche fut fondue par les frères et sœurs Bournez, en 1 890. Elle vécut durant 102 ans avant de se fêler. Enfin, sa note était un La3. La nouvelle cloche est un peu plus grave, puisqu’elle sonne un Lab3, en revanche, le poids n’a pas changé: 470 kg, quant à son diamètre, il est également resté le même au millimètre près. Enfin, et je conclurais ce ceci, c’est elle qui sonne les divers angélus de la journée.



…La Vidéo…



…Audio améliorée…


…Mes Remerciements…

Je tiens à adresser mes plus sincères remerciements aux pères Demeusy  et Fransisco,  anciens curés de la paroisse, pour leurs autorisations de monter dans ce clocher, qui m’est si cher, et ce, à de multiples occasions.

Merci à Loïck O. pour les documents fournis, qui m’ont permis de compléter grandement les informations sur les cloches!

Merci également à la Mairie du Valdahon pour l’autorisation également.

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